Charte de la liberté. 1955 (Congrès africain, indien, métis, démocrate soutenu par SACTU)

Notre peuple a été privé, par une forme de gouvernement fondée sur lʼinjustice et lʼinégalité, de son droit naturel à la terre, à la liberté et à la paix ;
Seul un État démocratique fondé sur la volonté de tous peut assurer à tous, sans distinction de race, de couleur, de sexe ou de croyance, les droits qui leur reviennent de par leur naissance ;
Cʼest pourquoi nous, peuples de lʼAfrique du Sud, Blancs aussi bien que Noirs, réunis comme des égaux, des compatriotes et des frères, adoptons cette Charte de la liberté.

• Le gouvernement doit appartenir au peuple.
Toute personne doit avoir le droit de voter et dʼêtre éligible à tout organe législatif.

• Tous les groupes nationaux doivent jouir de droits égaux.
Tous les groupes nationaux comme toutes les races doivent être sur un pied dʼégalité, aussi bien dans les administrations de lʼÉtat que dans les tribunaux et les écoles.
Le droit de parler leur langue maternelle et de développer leur culture et leurs coutumes traditionnellesdoit être le même pour tous.
Toutes lois et mesures dʼapartheid doivent être abrogées.

• Le peuple doit avoir sa part du patrimoine national.
La propriété des richesses minérales que recèle le sol, ainsi que celle des banques et des industries à caractère de monopole, doivent être transférées à la communauté.
Tous doivent jouir du même droit dʼexercer un commerce là où ils le désirent, de se livrer à lʼindustrie ou dʼadopter un métier, manuel ou non, comme toute profession.

• La terre doit être partagée entre ceux qui la travaillent.
Il convient dʼabolir les restrictions à la propriété foncière imposées pour des raisons dʼordre racial et la totalité des terres doit faire lʼobjet dʼune redistribution entre ceux qui la travaillent afin que disparaissent la famine et la pénurie de terre.
Tous doivent jouir du même droit de sʼinstaller sur la terre, là où ils le désirent.

• Tous doivent être égaux devant la loi.
Nul ne doit être emprisonné, déporté ou voir sa liberté restreinte sans que sa cause ait été équitablement entendue.
Toute loi qui prévoit une distinction fondée sur la race, la couleur ou les convictions doit être abrogée.

• Les droits de lʼhomme doivent être les mêmes pour tous.
La loi doit garantir à tous le droit à la liberté dʼexpression, le droit de sʼorganiser, le droit à la liberté de réunion, le droit de publier, de prêcher, de pratiquer le culte et aussi de donner à leurs enfants lʼéducation de leur choix.
Toute personne doit pouvoir se déplacer librement de la campagne vers la ville, dʼune province vers une autre, et pouvoir quitter lʼAfrique du Sud pour lʼétranger.
Les lois relatives aux laissez-passer et autorisations et toutes autres lois limitant la liberté de déplacement doivent être abrogées.

• Le travail et la sécurité doivent être assurés.
Quiconque travaille doit être libre de fonder avec dʼautres des syndicats.
Hommes et femmes de toutes races doivent recevoir un salaire égal à travail égal.
La semaine de travail sera de quarante heures ; tous les travailleurs bénéficieront dʼun salaire minimum national garanti, de congés annuels payés et de congés de maladie, et toutes les mères qui travaillent auront droit à des congés de maternité à plein salaire.

• Lʼinstruction et la culture doivent être accessibles à tous.
Lʼéducation doit viser à enseigner à la jeunesse lʼamour de sa patrie et de sa culture nationale, ainsi que le respect de la fraternité humaine, de la liberté et de la paix.
Lʼinstruction doit être gratuite, obligatoire, universelle et égale pour tous les enfants.
Les études supérieures et la formation technique doivent être accessibles à tous grâce à des allocations de lʼÉtat et à des bourses attribuées au mérite.
Dans la vie culturelle, dans les sports et dans lʼéducation, toute distinction fondée sur la couleur doit être abolie.

• On doit créer des logements, assurer le confort et la sécurité.
Toute personne doit avoir le droit dʼhabiter là où il lui plaît, dʼêtre décemment logée et dʼélever sa famille dans le confort et la sécurité.
Les quartiers indigènes clos et les ghettos doivent être supprimés et toutes les lois qui dispersent les familles doivent être abrogées.

• La paix et lʼamitié doivent régner.
LʼUnion sud-africaine doit être un État pleinement indépendant qui respecte les droits et la souveraineté de toutes les nations.
Les habitants des protectorats du Bassoutoland, du Betchouanaland et du Souaziland doivent être libres de décider par eux-mêmes de leur sort.

Source : Conseil mondial de la paix avec la collaboration de la Section spéciale des Nations unies sur lʼapartheid, Helsinki, 1975.

# Posté le mardi 08 mai 2007 06:42

Texte du communiqué RESF après les élections présidentielles. On continue !

SARKOZY ELU, LE COMBAT CONTINUEL'ex-ministre de l'Intérieur dont l'action à l'encontre des familles sans papiers d'enfants scolarisés et de jeunes majeurs sans papiers scolarisés lui avait valu le titre de ministre de la Chasse à l'enfant a été élu ce soir 6 mai Président de la République. Le RESF en prend acte.Pour autant, élu au terme d'une campagne largement empreinte d'une démagogie rivalisant avec celle du Front national, M. Sarkozy ne saurait considérer que son score lui vaut autorisation de pratiquer la chasse sans frein aux familles sans papiers, aux enfants et aux jeunes majeurs. La solidarité avec les familles et les jeunes majeurs sans papiers s'est exprimée tout au long de la campagne (film des cinéastes, affaire de l'école Rampal, affaire d'Aubervilliers, procès de Florimond Guimard, retour de la famille Raba). Les dizaines de milliers de familles et d'enfants déboutés de la circulaire du 13 juin 2006, la dizaine de milliers de lycéens sans papiers sont bien présents sur le territoire français, certes radiés de l'existence légale mais considérés comme des élèves comme les autres par leurs camarades, leurs enseignants, les parents d'élèves et bon nombre de citoyens de ce pays. A l'évidence, la question devra être traitées par le premier gouvernement de M. Sarkozy.Les « solutions » suggérées par le candidat UMP (ces jeunes et ces familles « n'ont pas vocation à rester en France » a-t-il répété au long de sa campagne) sont inacceptables et inapplicables. On espère pouvoir les mettre au compte de la démagogie à l'égard des électeurs du Front national, car la mise en œuvre réelle de dizaines de milliers d'expulsions de familles supposerait des moyens indignes d'un gouvernement démocratique. Quoi qu'il en soit, même si le nouveau président de la République était tenté de tirer argument de la majorité qui s'est rassemblée sur son nom pour essayer de faire appliquer des mesures que le sens de l'humanité et les droits de l'Homme et de l'Enfant réprouvent, le RESF appellerait à s'y opposer, fermement. Les valeurs de celles et ceux qui défendent les familles et les jeunes sans papiers méritent d'être défendues, quand bien même elles seraient condamnées par des lois de circonstance et perçues comme minoritaires.Le RESF appelle à la poursuite de toutes les actions entreprises pour empêcher l'expulsion des familles et des jeunes sans papiers scolarisés. Il demande la régularisation de toutes ces familles et de ces jeunes gens. Il s'élève contre les poursuites engagées contre un certain nombre de militants rendus coupables du délit de solidarité. Il demande en particulier que soient abandonnées les poursuites engagées contre François Auguste, vice-président du Conseil régional Rhône-Alpes qui sera jugé demain 7 mai pour avoir pris la parole dans un avion qui transportait une famille en cours d'expulsion. 12h devant le tribunal de Lyon 67 rue Servient, 69003

# Posté le lundi 07 mai 2007 09:29

Les tests ADN innocentent un 200e condamné aux Etats-Unis

Les tests ADN innocentent un 200e condamné aux Etats-Unis
Un homme de 48 ans, qui a passé vingt-quatre ans en prison pour un viol qu'il n'avait pas commis, est devenu lundi le 200ème condamné innocenté grâce à des analyses ADN, a annoncé l'association Innocence Project, qui lutte contre les erreurs judiciaires.

Restrictions et humiliations

Jerry Miller avait 22 ans quand il a été arrêté pour l'enlèvement et le viol d'une femme à Chicago en 1981. Deux témoins qui avaient vu l'auteur des faits s'enfuir l'ont formellement identifié, de même que la victime lors du procès en 1982.

Reconnu coupable, Jerry Miller a été condamné à quarante-cinq ans de réclusion criminelle. Placé en liberté conditionnelle en mai 2006, il devait encore porter un bracelet électronique et restait sujet aux restrictions et humiliations imposées aux agresseurs sexuels qui ont purgé leur peine.

Des analyses ADN réalisées l'année dernière sur le sperme retrouvé sur les habits de la victime ont innocenté Jerry Miller et permis de retrouver le vrai coupable, dont l'ADN était enregistrée dans un fichier national. Lundi, la juge locale chargée de l'affaire a donc accepté la demande d'annulation de la condamnation, déposée par la défense en accord avec l'accusation.

Cette décision porte à 200 le nombre de condamnés à des lourdes peines, parfois même à la peine de mort, innocentés des années plus tard grâce à des analyses ADN, selon Innocence Project.

60% des condamnés à tort sont noirs

En moyenne, ces 200 innocents ont passé 12 ans derrière les barreaux, et tous ensemble, ils totalisent quelque 2.475 années de prison pour rien. Seulement 45% d'entre eux ont reçu une compensation financière, parce que plus de la moitié des Etats américains ne prévoient pas de réparer leurs erreurs.

Comme Jerry Miller, 60% des innocents condamnés par erreur sont noirs, alors que cette minorité représente seulement 12% de la population américaine.

Actuellement, Innocence Project travaille sur 200 autres probables erreurs judiciaires, et examine les centaines d'autres qui lui parviennent régulièrement.

20Minutes.fr, éditions du 23/04/2007 - 17h21

# Posté le mercredi 25 avril 2007 03:21

Nouvelle Collection L.S.A Wear

Nouvelle Collection L.S.A Wear

# Posté le lundi 23 avril 2007 11:20

Nelson MANDELA "L'oeil et le mot"

Nelson MANDELA "L'oeil et le mot"
Nelson MANDELA "L'oeil et le mot", un livre composé de textes et de photos racontant la vie de Nelson MANDELA et son combat pour la liberté, la démocratie, la paix et la solidarité entre les peuples. Un livre destiné aux enfants, pour leur raconter simplement comment un homme peut donner sa vie pour améliorer celle des autres...

"Je n'ai pas connu d'instant exceptionnel, pas de révélation, pas de moment de vérité, mais l'accumulation régulière de milliers d'affronts, de milliers d'humiliations, de milliers d'instants oubliés a créé en moi une colère, un esprit de révolte, le désir de combattre le système qui emprisonnait mon peuple."

"Je hais les discriminations raciales avec la plus grande fermeté, ainsi que toutes leurs manifestations. Je les ai combattus toute ma vie. Je les combats en ce moment, et je les combattrai jusqu'à la fin de mes jours."

"Amis camarades, compagnons sud-africains. Je vous salue tous au nom de la paix, de la démocratie et de la liberté pour tous! Je me présente à vous, non comme un prophète, mais comme votre humble serviteur, vous, le peuple. Vos sacrifices infatigables et héroïques m'ont permis d'être ici aujourd'hui. Et je place les années qui me reste à vivre entre vos mains."

# Posté le lundi 23 avril 2007 09:17